Le Doute. Ce murmure qui fait vaciller.

Il s'infiltre sans frapper.
Un souffle, une ombre, une contraction dans la poitrine, et même un nœud dans le ventre.
Le doute.
Il ne crie pas, il insinue. Il glisse entre les pensées comme une goutte froide le long de l’échine.
Et d’un coup, ce que l’on croyait solide devient friable. Les certitudes fondent comme du sucre oublié sous la pluie.
Tu avances… mais la route semble floue.
Tu inspires… mais l’air ne rassure plus.
Et si ce n’était pas le bon chemin ?
Et si tu t’étais trompé ?
Et si…

Mais regarde.

Sous le vacillement, il y a un espace.
Un vide, oui — mais pas un vide menaçant.
Un vide fertile.
Là où plus rien ne tient, tout peut naître.
Le doute n’est pas un ennemi.
C’est une fissure dans l’armure.
Une brèche par laquelle passe la lumière du réel.

Assieds-toi.

Ressens ce qui tremble en toi.
N’essaie pas de réparer tout de suite.
Ne cherche pas à comprendre, à argumenter, à gagner.
Juste, accueilles à bras ouvert.
Respires.
Laisse le doute faire son travail.
C’est un artisan discret.
Il érode ce qui est faux, ce qui est figé.
Il fait raisonner les blocages méconnus.
Il prépare le terrain pour quelque chose de plus vrai.

Peut-être que tu ne sais plus.

Mais c’est peut-être là que tu commences à sentir.
À écouter autrement.
À ne plus faire semblant. Et ce n’est pas rien.
Aujourd’hui, ne cherches pas à répondre.
Sois simplement avec ce qui flotte.
Sois là, dans l’inconfort peut-être, mais aussi dans la présence.
Ce lieu où l’on ne sait plus… mais où l’on est, enfin.

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