Le corps, ce messager que l’on oublie d’écouter

Le corps ....... On le voit chaque jour dans le miroir, on l'habille, on le nourrit, on l'utilise; mais le connaît-on vraiment ? 

Bien souvent, il est relégué au second plan, considéré comme un simple outil, une enveloppe qui nous permet d’agir dans le monde. Pourtant, il est bien plus que cela. Le corps est mémoire, langage, ancrage. Il est la première maison que nous habitons.

Avant même que notre conscience ne se développe pleinement, le corps est déjà là, présent, vivant, réceptif. Il enregistre, ressent, perçoit. Il garde en lui les empreintes de nos expériences, parfois bien plus profondément que notre mental. Il a une avance sur nous. Une sorte d’intelligence silencieuse.

Il nous arrive de ressentir une tension, un frisson, un malaise, sans que l’on puisse mettre des mots dessus. Et si ces signaux étaient des messages ? Le corps sait. Il perçoit bien avant que l’esprit comprenne. Il informe, parfois discrètement, parfois avec insistance. Il avertit, il exprime, il raconte.


"Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas", écrivait Pascal. Et si "le corps, lui aussi, avait ses raisons ? Des raisons que notre mental ignore, que notre esprit analytique peine à saisir", mais qui pourtant sont là, vibrantes, sincères.

Ce lien entre le corps, les émotions et les pensées est subtil, profond, vital. Un ressenti physique peut éveiller une mémoire, une émotion enfouie peut se traduire par une douleur, un geste inconscient peut exprimer une vérité que les mots taisent. Rien n’est séparé. Tout communique, en silence.

Il ne s'agit pas de surveiller chaque sensation, mais d'accueillir la possibilité que le corps ait quelque chose à nous dire. De ralentir. D'écouter. De sentir, plutôt que de comprendre. Le corps n’est pas qu’un assemblage de chair et d’os. Il est le témoin sensible de notre humanité.

Habiter son corps, c’est revenir à soi. C’est tisser une relation plus intime avec ce que nous sommes, dans notre globalité. C’est redonner une place au ressenti, au vécu, à l’instant.

Il ne s'agit pas de chercher à tout maîtriser, mais de réapprendre à faire confiance à cette part de nous qui sait. Souvenons nous, la sagesse ne vient pas que d’une pensée, mais plutôt d’un frisson.

"Si tu écoutes ton corps quand il chuchote, tu n’auras pas à l’entendre crier"
– Sagesse tibétaine –

 

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